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Le 15 mai 2008 SANTÉ PUBLIQUE RAPPELS POUR LE PRINTEMPS ET L'ÉTÉ– – –Le programme de surveillance des moustiques pouvant transmettre le virus du Nil occidental pour 2008 commencera cette fin de semaine Le Bureau du médecin-hygiéniste en chef encourage les Manitobains à profiter du printemps et de l’été pour pratiquer des activités de plein air, faire plus d’exercice physique et améliorer leur santé.
Il tient toutefois à leur rappeler qu’ils peuvent être exposés à certaines maladies infectieuses en étant en contact avec la nature et que le risque de contracter de telles maladies est plus élevé le printemps et l'été. Ces maladies sont notamment le virus du Nil occidental, la maladie de Lyme, les infections à E. coli, la rage, l’hantavirus et la blastomycose.
Les Manitobains peuvent prendre les précautions suivantes afin de réduire le risque d’être exposés à ces maladies :
· se préparer à la saison du virus du Nil occidental en réduisant la quantité d’eau stagnante autour de leur domicile et en minimisant leur exposition aux moustiques lorsqu’il y a un risque d’exposition au virus du Nil occidental;
· prendre des précautions pour éviter le contact avec la tique à pattes noires (tique du chevreuil) afin de réduire leur risque d’exposition à la maladie de Lyme;
· prendre des précautions en manipulant la nourriture et en procédant à la vérification régulière des puits pour éviter les infections à E. coli;
· faire vacciner leurs animaux de compagnie et éviter de toucher à des animaux sauvages afin de réduire le risque de contracter la rage;
· éviter d’être exposés à la poussière infectée par des excréments de souris afin de réduire le risque d’infections aux hantavirus; et
· être conscients du risque d’exposition à la blastomycose par le contact avec des spores fongiques se trouvant dans le sol dans les régions à risque.
Le virus du Nil occidental
Les moustiques commencent à peine à apparaître. En ce moment, le risque de se faire piquer par un moustique porteur du virus du Nil occidental est considéré très faible, mais il augmentera à mesure que le temps se réchauffera. La majorité des moustiques qui sont actifs à ce temps-ci de l’année ne sont pas des Culex tarsalis, les principaux vecteurs connus du virus du Nil occidental au Manitoba.
Le programme de surveillance des moustiques pouvant transmettre le virus du Nil occidental pour l’année 2008 commencera cette fin de semaine.
En vue de la saison des moustiques, on recommande aux Manitobains de réduire la quantité d’eau stagnante autour de leur domicile, ce qui aide à prévenir la prolifération des moustiques Culex tarsalis. Cela comprend :
· nettoyer les gouttières et vider régulièrement les bains d’oiseaux et tout autre objet dans lequel l’eau peut s’accumuler;
· veiller à ce que les citernes pluviales soient couvertes d’une moustiquaire ou bien scellées autour du tuyau de descente;
· débarrasser la cour des pneus usés et de tout autre objet dans lequel l’eau peut s’accumuler; et
· aménager la cour de façon à prévenir l’accumulation d’eau stagnante autour de la maison.
Le risque d’exposition au virus du Nil occidental varie d’une année à l’autre. L’exposition chez l’humain peut se produire de juin à septembre, et le risque est accru en juillet et août. Durant ces périodes, les Manitobains peuvent minimiser le risque de se faire piquer par un moustique en :
· réduisant le temps passé à l’extérieur entre la tombée de la nuit et le lever du jour,
· utilisant le chasse-moustique approprié;
· portant des vêtements amples de couleur pâle; et
· s’assurant que les moustiquaires des portes et des fenêtres ne laissent aucune ouverture et ne sont pas trouées.
Les personnes ayant des problèmes de santé et les personnes âgées risquent davantage de tomber gravement malades en contractant le virus. Toutefois, des maladies graves ont été signalées dans tous les groupes d'âge.
De toutes les personnes infectées, moins de 1 % ont contracté une maladie grave (syndrome neurologique lié au virus du Nil occidental) par exemple l’encéphalite, inflammation du cerveau. Environ 20 % des cas développent le syndrome non neurologique lié au virus du Nil occidental, maladie comprenant des symptômes tels que de la fièvre, des maux de tête, de la fatigue et des courbatures. Par ailleurs, environ 80 % des personnes infectées par le virus du Nil occidental n’ont pas de symptômes et ne tombent pas malades.
Les premiers cas de virus du Nil occidental chez l’humain ont été détectés au Manitoba en 2003. En 2007, 587 cas ont été signalés au Manitoba, soit le nombre le plus élevé de cas chez l’humain jamais signalé dans une année. De ce nombre, 72 cas neurologiques ont été signalés, dont quatre décès.
En fonction des données sur la surveillance des moustiques et de l’évaluation des risques, 49 collectivités ont fait l’objet de pulvérisations de larvicides et le ministère de la Santé publique a émis des ordonnances de mesures de lutte contre les moustiques adultes dans 19 collectivités en 2007, soit le plus grand nombre de mesures de lutte contre les moustiques prises jusqu’à maintenant contre le virus du Nil occidental. En 2008, les pulvérisations de larvicides et la lutte contre les moustiques adultes se poursuivront au besoin, en fonction des données sur la surveillance des moustiques et de l’évaluation des risques.
Comme par les années passées, le Bureau du médecin-hygiéniste en chef continuera de tenir la population au courant du risque relatif au virus du Nil occidental en sensibilisant la population, en diffusant des mises à jour hebdomadaires et en affichant des informations sur Internet tout au long de l’été 2008.
La maladie de Lyme
La maladie de Lyme est une infection bactérienne que les humains peuvent attraper en se faisant piquer par une tique à pattes noires (ou tique du chevreuil) infectée. On trouve des tiques à pattes noires adultes d’avril à novembre, mais elles sont surtout présentes pendant les mois d’octobre et de novembre. Cette tique est plus petite que la tique du chien (ou tique des bois), plus commune, qui ne transmet pas la maladie de Lyme.
Les symptômes de la maladie de Lyme peuvent commencer à se manifester environ trois jours à un mois après la piqûre par la tique infectée, souvent par une éruption cutanée en forme d’anneau qui s’agrandit, puis qui s’atténue par la suite. Les premiers symptômes peuvent aussi comprendre des maux de tête, une raideur de la nuque, de la fièvre, des douleurs musculaires ou de la fatigue. Beaucoup de maladies présentent des symptômes analogues à ceux de la maladie de Lyme, ce qui complique le diagnostic. De plus, les gens ne se rendent pas toujours compte qu’ils ont été piqués par une tique.
Les personnes qui craignent avoir contracté la maladie de Lyme devraient consulter un médecin. On peut traiter efficacement cette maladie à l’aide d’antibiotiques et le traitement est plus efficace s’il est entrepris dès le début de l’infection. Tout traitement doit être fondé sur un diagnostic clinique. En effet, les analyses sanguines effectuées peu de temps après l’infection n’indiquent pas nécessairement que le patient est atteint de la maladie de Lyme. La maladie non traitée peut entraîner d’autres effets sur la santé, comme des problèmes neurologiques, cardiaques ou arthritiques.
Partout au Manitoba, il y a un risque d'être exposé à la maladie de Lyme en entrant en contact avec des tiques à pattes noires infectées transportées par des oiseaux. Toutefois, le risque est beaucoup plus important dans la région du sud-est de la province, où il existe une population bien établie de tiques à pattes noires infectées.
Depuis 2005, cinq cas de la maladie de Lyme ont été signalés chez des personnes s’étant rendues dans la région du sud-est du Manitoba. En 2006, le ministère de la Santé du Manitoba et l’Agence de la santé publique du Canada ont mené une étude sur le terrain qui a révélé qu’une population de tiques à pattes noires infectées par la bactérie de la maladie de Lyme était établie dans cette région. Les tiques à pattes noires sont également transportées par des oiseaux à d’autres endroits dans la province.
On peut réduire le risque d’attraper la maladie de Lyme d’une tique à pattes noires si on la retire rapidement, dans un délai de 24 heures. Si la tique se trouve encore attachée à la peau, enlevez-la doucement à l’aide de pinces. Saisissez-la près de la peau et tirez doucement vers le haut en maintenant une pression constante. Évitez de tourner ou d’écraser la tique. Nettoyez ensuite la peau autour de la piqûre avec de l’eau et du savon ou un désinfectant. Écrivez sur votre calendrier la date et l’endroit de la piqûre.
Pour minimiser leurs contacts avec les tiques à pattes noires, les Manitobains peuvent prendre les mesures suivantes :
· éviter, dans la mesure du possible, les régions infestées de tiques, notamment les régions boisées et les zones d'herbes hautes, et rester bien au milieu des sentiers de randonnée pédestre;
· porter des vêtements de couleur claire pour mieux voir les tiques qui pourraient s’y trouver;
· porter un pantalon long et une chemise à manches longues lorsqu’ils vont dans l’herbe haute ou dans les régions boisées où se trouvent habituellement les tiques;
· rentrer leur chemise dans leur pantalon et le bas de leur pantalon dans leurs chaussettes de manière à ce que des tiques ne puissent pas atteindre la peau et s’y attacher;
· vaporiser un insectifuge contenant du DEET sur leurs vêtements et sur les parties exposées de leur corps, en lisant et en suivant attentivement le mode d'emploi, surtout quand le produit doit être appliqué sur des enfants;
· examiner leurs enfants et leurs animaux domestiques et s’examiner eux-mêmes, et enlever les tiques dès que possible; et
· tondre le gazon régulièrement à leur domicile afin de contribuer à réduire les habitats propices aux tiques.
Depuis 1999, 19 cas de la maladie de Lyme ont été signalés chez des Manitobains. Au total, 16 cas ont été signalés au cours des trois dernières années. Dans sept de ces cas, il s’agissait de personnes qui s’étaient rendues dans des régions où l’on trouve des populations établies de tiques à pattes noires infectées à l’extérieur du Manitoba.
Les infections à E. coli (maladie du hamburger)
La « maladie du hamburger » est une infection causée par une souche particulière de la bactérie E. coli. Au Manitoba, la source d’infection la plus commune signalée est le bœuf haché contaminé qui a été mal manipulé ou mal préparé. D’autres sources potentielles d’infection peuvent inclure l’eau de puits contaminée ou les contacts entre les personnes. Les symptômes peuvent se manifester de deux à dix jours après l’exposition à la bactérie et se caractérisent le plus souvent par une diarrhée aqueuse qui peut devenir sanglante. Ils peuvent également comprendre des crampes, des vomissements et une fièvre légère. Dans les cas les plus graves, l’infection peut entraîner une insuffisance rénale ou le décès de la personne.
Pour réduire le risque de maladie, des précautions particulières doivent être prises pendant la manipulation des aliments pour prévenir toute contamination par du bœuf haché pas assez cuit ou par d’autres aliments ou objets qui ont été en contact avec de la viande crue ou avec d’autres sources de E. coli. Il est important de laver à fond tous les ustensiles, les plats, les planches à découper et les comptoirs qui ont été en contact avec de la viande crue, de bien faire cuire le bœuf haché, de réfrigérer ou de congeler la viande dès que possible après l’avoir achetée et de toujours se laver les mains après avoir manipulé de la viande crue.
Afin de minimiser le risque de maladies pouvant être causées par de l’eau contaminée, tous les utilisateurs de puits devraient vérifier que leur puits est exempt de sources de contamination, surtout s’il se trouve à proximité de bovins. De plus, ils doivent faire effectuer des tests bactériologiques régulièrement.
Au Manitoba, environ 50 cas d’infection à E. coli sont signalés chaque année.
La rage
La rage est une maladie causée par un virus transmis par la salive d’un animal infecté. Elle est transmise lorsque la salive d’un animal infecté pénètre sous la peau (habituellement à la suite d’une morsure) ou dans les muqueuses telles que l’intérieur de la bouche, du nez ou des yeux.
Les animaux sauvages les plus susceptibles de transmettre la rage sont les chauves-souris, les mouffettes, les ratons laveurs et les renards. Les animaux de compagnie, particulièrement les chiens et les chats, ainsi que les animaux de ferme tels que les chevaux et les vaches, peuvent contracter la rage en entrant en contact avec des animaux infectés.
La vaccination et l’immunoglobuline antirabique administrées rapidement après une morsure peuvent empêcher le développement de la rage qui, autrement, est presque toujours mortelle. Chaque année, des cas d’animaux enragés sont signalés dans la province et des humains exposés à la rage sont traités. Toutefois, les cas de rage chez l’humain sont rares et aucun cas n’a été signalé au Manitoba en 2007.
Les Manitobains peuvent réduire leur risque de contracter la rage en vaccinant leurs animaux familiers et en évitant de toucher à des animaux sauvages. Les personnes qui ont été mordues par un animal de compagnie ou un animal sauvage devraient consulter leur fournisseur de soins de santé ou communiquer avec Health Links–Info Santé pour obtenir des conseils sur le traitement de la plaie et les risques associés à la rage.
L’hantavirus
L’infection à l’hantavirus est une maladie virale rare qui peut être mortelle. Au Manitoba, le virus est présent dans les excréments, l’urine et la salive des souris sylvestres infectées. Depuis 1999, trois cas ont été signalés chez des humains au Manitoba, y compris deux décès. Le cas le plus récent a été signalé en 2007. L’infection à l’hantavirus se produit habituellement quand une personne inhale le virus présent dans l’air. Les endroits fermés sont les plus propices à l’exposition. Les premiers symptômes, qui se développent généralement quelques semaines après l’exposition, sont semblables à ceux de la grippe et peuvent inclure de la fièvre, des douleurs musculaires et des douleurs abdominales, suivies d’essoufflement.
Les précautions suivantes peuvent être prises pour éviter l’exposition à l’hantavirus :
· éliminer les rongeurs dans les immeubles;
· aérer le plus possible les endroits fermés avant d’y accéder; et
· prendre des précautions durant le nettoyage d’endroits susceptibles d’être contaminés par le virus, notamment :
- porter des gants et un masque appropriés;
- humidifier les endroits contaminés par des excréments de rongeurs avec une solution désinfectante d’eau de javel et ramasser les excréments avec une vadrouille ou un chiffon humide afin de réduire le risque que le virus se propage dans l’air; et
- se laver les mains après le nettoyage.
La blastomycose
La blastomycose est une infection causée par un champignon qui pousse dans les sols acides et humides, principalement dans les régions autour des Grands Lacs et du fleuve Mississippi, y compris les régions à proximité de la frontière entre le Manitoba et l’Ontario. L’infection se propage par voie respiratoire ou par le contact avec la peau écorchée ou coupée.
Les symptômes peuvent comprendre de la toux, des douleurs musculaires, des douleurs des articulations, de la fièvre, des grelottements, de la fatigue ou des infections cutanées. Ils apparaissent souvent graduellement, des semaines, voire des mois après l’exposition. Cette maladie est peu commune, ce qui peut rendre son diagnostic difficile. Les personnes qui éprouvent ces symptômes devraient consulter un médecin et lui dire si elles se sont rendues dans un endroit où on trouve le champignon responsable de l’infection afin de faciliter le diagnostic.
La blastomycose ne peut pas être transmise d’un animal à un humain ni d’un humain à un autre. Elle peut être traitée de façon efficace au moyen d’un médicament antifongique.
Bien qu’il soit difficile de prouver leur efficacité, certaines précautions peuvent s’avérer utiles, comme le port de gants et d’autres vêtements de protection ainsi que l’utilisation d’un masque protecteur contre la poussière au cours de travaux dans des endroits propices au développement du champignon.
Depuis que le premier cas de blastomycose a été signalé au Manitoba, en 2006, 27 cas ont été signalés au ministère de la Santé du Manitoba.
Pour en savoir plus
Pour de plus amples renseignements sur le virus du Nil occidental, consultez le site Web du ministère de la Santé du Manitoba à www.gov.mb.ca/health/wnv/index.fr.html.
Pour de plus amples renseignements sur la maladie de Lyme, consultez les feuilles de renseignements publiées par le ministère de la Santé du Manitoba accessibles au www.gov.mb.ca/health/publichealth/cdc/fs/lyme.fr.pdf.
De plus amples renseignements sur la blastomycose, l’hantavirus et la rage sont accessibles auprès des bureaux de santé publique régionaux ou dans les feuilles de renseignements publiées par le ministère de la Santé du Manitoba à :
Vous trouverez des renseignements sur la maladie du hamburger à :
www.gov.mb.ca/health/publichealth/cmoh/ecolifs.html (en anglais seulement).
Pour en savoir plus, les Manitobains peuvent également se rendre au bureau de santé publique de leur région ou téléphoner à Health Links–Info Santé en composant le 788-8200 ou le numéro sans frais 1 888 315-9257.
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