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Communiqué - Manitoba

Le 8 mars 2010

LA MINISTRE DE LA GESTION DES RESSOURCES HYDRIQUES SE RÉJOUIT D'UN JUGEMENT D'UN TRIBUNAL FÉDÉRAL AMÉRICAIN FAVORABLE AU MANITOBA EN CE QUI A TRAIT AU PROJET NORTHWEST AREA WATER SUPPLY



La District Court des États-Unis a de nouveau tranché en faveur du Manitoba en ce qui concerne le projet Northwest Area Water Supply (NAWS), a annoncé aujourd’hui la ministre de la Gestion des ressources hydriques, Christine Melnick.
 
La juge Rosemary Collyer, dans sa décision rendue publique le vendredi 5 mars 2010, ordonne au Bureau of Reclamation des États-Unis d’examiner « attentivement » qu’elles pourraient être les conséquences d’un transfert de biote dans le bassin hydrographique de la Baie d’Hudson. Par conséquent, la juge a refusé de lever son injonction sur l’achèvement du projet.
 
« Le gouvernement du Manitoba se réjouit de ce jugement », a déclaré la ministre Melnick. « Nous sommes prêts à collaborer avec le Bureau of Reclamation des États-Unis et avec le Dakota du Nord, puisqu’ils prennent maintenant les mesures imposées par la juge Collyer. »
 
Le 22 octobre 2002, le Manitoba avait présenté une contestation judiciaire à la District Court des États-Unis à Washington, D.C., du projet NAWS. Selon la province, ce projet, l’un des ouvrages de dérivation de Garrison qui permettrait la dérivation des eaux de la rivière Missouri au-delà de la ligne continentale de partage des eaux jusqu’au bassin de la Baie d’Hudson, pourrait causer un préjudice grave et irréparable au Manitoba, et n’a pas été analysé adéquatement.
 
En début d’année 2005, la juge Collyer avait prononcé un jugement favorable au Manitoba et avait ordonné au gouvernement fédéral des États-Unis et au Dakota du Nord de retourner à la table de travail et d’effectuer une analyse adéquate des risques de transfert d’espèces envahissantes ou de biote nuisible. Depuis 2005, certaines tâches additionnelles avaient été entreprises et, en 2009, le gouvernement fédéral des États-Unis et le Dakota du Nord sont retournés en cour pour demander la levée de l’injonction afin de poursuivre les travaux et faire en sorte que le projet suive son cours. Le Manitoba et le Missouri s’y étaient opposés, déclarant qu’une analyse adéquate n’avait toujours pas été réalisée comme l’avait ordonnée au préalable la juge Collyer et que le projet posait toujours un risque considérable de préjudice pour le Manitoba et que ce préjudice n’avait pas été évalué adéquatement.
 
« Alors que l’avenir du projet est toujours incertain, le jugement d’aujourd’hui contribuera à l’obtention de mesures adéquates pour protéger la précieuse eau du Manitoba, y compris celle du lac Winnipeg, le 10e lac d’eau douce en importance au monde, de la menace de préjudice que pourrait causer le transfert d’espèces envahissantes dans le cadre du projet NAWS », a affirmé la ministre Melnick.
 
La poursuite du Manitoba a été faite conjointement avec le gouvernement fédéral du Canada, l’État du Minnesota, l’État du Missouri, la National Wildlife Federation des États-Unis, le Great Lake Environmental Law Centre, la Minnesota Conservation Federation et la South Dakota Wildlife Federation.
 
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