Communiqués Archives

Communiqué - Manitoba

Le 24 mars 2010

LE MINISTRE DE LA VIE SAINE, DE LA JEUNESSE ET DES AÎNÉS ANNONCE DES MESURES STRICTES POUR LUTTER CONTRE LA MAUVAISE UTILISATION DE L'OXYCONTIN



Le ministre de la Vie saine, de la Jeunesse et des Aînés, M. Jim Rondeau, a annoncé aujourd’hui des mesures de protection additionnelles concernant l’utilisation de l’OxyContin, un narcotique vendu sur ordonnance.
 
« Nous savons qu’il est important que les médecins puissent utiliser l’OxyContin lorsqu’ils traitent un patient dont la douleur est difficile à contrôler, mais lorsque l’utilisation de ce médicament n’est pas conforme aux directives d’un médecin, il peut être très dangereux et même mortel, a déclaré M. Rondeau. Ainsi, alors que nous assurons un accès approprié à ceux qui en ont besoin, nous devons tout faire pour encourager une utilisation adéquate. »
 
Notre stratégie globale comprend le déplacement de l’OxyContin vers la partie trois de la Liste des médicaments interchangeables pour le Manitoba, une campagne d’information et une augmentation du nombre de médecins détenteurs d’une licence relative à la méthadone. Ces mesures sont fondées sur les recommandations d’un groupe de travail composé de médecins spécialistes dans divers domaines ainsi que de représentants d’organismes de traitement de la toxicomanie, de Justice Manitoba, du Collège des médecins et chirurgiens du Manitoba, de l’Association pharmaceutique du Manitoba et de Santé Manitoba.
 
L’OxyContin est une forme d’opioïde. La tolérance aux opioïdes se développe assez rapidement, nécessitant qu’on utilise des doses plus élevées pour maintenir l’intensité de leurs effets. Ils ont un haut risque de dépendance et leur mauvaise utilisation peut entraîner celle-ci. Certaines personnes se procurent l’OxyContin illégalement, le vendent sur le marché noir ou en font une mauvaise utilisation.
 
La Liste des médicaments interchangeables pour le Manitoba est constituée de trois parties auxquelles sont associées des mesures de protection de plus en plus strictes de la première à la troisième partie. À partir du 26 mars, l’OxyContin sera inclus dans la troisième partie. Ce changement amène des critères précis qui limitent la couverture du médicament aux personnes souffrant de douleurs liées au cancer ou à d’autres conditions chroniques, et qui n’ont pas été capables de tolérer d’autres médicaments ou d’en obtenir des résultats satisfaisants. Dans de tels cas, les médecins devront communiquer avec le bureau des médicaments remboursables exceptionnellement de Santé Manitoba pour obtenir une approbation préalable de couverture par le Régime d’assurance-médicaments. Cette nouvelle procédure entrera en vigueur le 26 mars pour toutes les nouvelles ordonnances. Un délai de grâce de deux mois sera accordé aux patients qui ont déjà une couverture pour l’OxyContin. Leur médecin doit obtenir une approbation, lorsque l’utilisation prescrite répond aux nouveaux critères, au plus tard le 26 mai.
 
Ces modifications s’ajouteront aux mesures de protection déjà en place, comme le Programme portant sur les pratiques liées à la délivrance d’ordonnances, qui sert à surveiller et à contrôler la délivrance d’ordonnances pour des médicaments d’usage restreint ainsi que leur distribution.
 
Une campagne d’information s’adressant au grand public et aux patients à qui on a prescrit de l’OxyContin est en train d’être établie. Elle a pour objectif de mieux faire comprendre les dangers que pose la mauvaise utilisation de l’OxyContin. Des affiches et des brochures seront distribuées aux cliniques médicales et aux pharmacies de la province.
 
Dans le cadre de la stratégie globale, on soutient également la capacité à fournir des traitements à la méthadone aux personnes dépendantes de l’OxyContin. Le financement de la formation de médecins dans les collectivités sur le traitement à la méthadone permettra d’accroître le nombre de médecins détenteurs d’une licence et formés pour administrer de la méthadone comme traitement aux personnes dépendantes de l’OxyContin. La formation en classe et la formation clinique sont obligatoires pour l’obtention de la licence relative à la méthadone.
 
« Nous savons qu’il n’y a pas de solutions faciles en ce qui a trait à la mauvaise utilisation des médicaments, a conclu M. Rondeau. Mais, aujourd’hui, nous prenons des mesures importantes qui, nous croyons, réduiront l’incidence future de la dépendance à un médicament sur ordonnance dont la mauvaise utilisation est connue. »
- 30 -