Le 11 octobre 2024
De nouveaux types d'ententes contribueront à garder plus d'enfants hors du système de protection de l'enfance
– – –Les soins conformes aux traditions et les soins offerts par un membre de la famille élargie outillent la famille, la parenté et la communauté, annonce la ministre des Familles
Les modifications apportées à la Loi sur les services à l’enfant et à la famille qui prévoient de nouvelles ententes pour garder plus d’enfants à la maison et hors du système de protection de l’enfance sont maintenant en vigueur, a annoncé aujourd’hui la ministre des Familles, Nahanni Fontaine.
« Les enfants autochtones sont surreprésentés dans le système de protection de l’enfance depuis bien trop longtemps, déclare la ministre Fontaine. Grâce aux soins conformes aux traditions et aux soins offerts par un membre de la famille élargie, plus d’enfants peuvent rester chez eux et auprès de leur famille, l’endroit le plus propice à leur épanouissement. En outillant les membres de la famille, des nations autochtones, des communautés et de la famille élargie, nous nous assurons que le système de protection de l’enfance épaule les parents qui ont besoin d’aide supplémentaire. »
Depuis le 1er octobre, la Loi comporte quatre nouveaux types d’ententes qui offrent aux offices de services à l’enfant et à la famille plus d’options pour que les parents restent activement impliqués dans la planification relative à leurs enfants pendant qu’ils conservent les droits de tutelle et qu’ils demandent d’autres mesures de soutien. Ces nouveaux types d’ententes sont le soutien familial, les soins offerts par un membre de la famille élargie, les soins conformes aux traditions et les soins offerts volontairement. Les offices de services à l’enfant et à la famille collaboreront avec les nations qu’ils desservent afin de rédiger des politiques sur le recours à ces ententes, indique la ministre.
« Nous avons toujours su ce qui est le mieux pour nos enfants, affirme la cheffe de la Première Nation de Bloodvein, Lisa Young. Cette loi conférera un plus grand pouvoir décisionnel aux dirigeants autochtones quant à la manière dont les enfants de nos nations sont pris en charge et nous permettra d’établir une responsabilité commune dans notre travail pour prêter main-forte aux familles. »
Un montant supplémentaire d’environ 10 millions de dollars a été octroyé aux organismes autochtones pour les aider à mettre en œuvre les soins conformes aux traditions et les soins offerts par un membre de la famille élargie et à répondre aux besoins qui y sont associés, ce qui contribuera à garder plus d’enfants à la maison et favorisera la transition vers la compétence autochtone, fait remarquer la ministre.
« Nous croyons que les enfants ont besoin et ont le droit de maintenir un lien avec leur famille, leur communauté et leur culture, explique la directrice générale par intérim du Kinship and Foster Family Network of Manitoba, Linda Ens. Le Kinship and Foster Family Network of Manitoba et nos parents nourriciers appuient pleinement cette initiative et sont ravis de faire partie de cette annonce. Ces ententes proposent de nouvelles solutions qui sont dans l’intérêt supérieur des enfants. Les familles et les membres de la communauté pourront ainsi recevoir les mêmes ressources et mesures de soutien que les parents nourriciers, de sorte qu’ils puissent offrir les meilleurs soins possibles aux enfants qu’ils hébergent. »
La ministre ajoute que des modifications ont été apportées à la Loi sur les services à l’enfant et à la famille pour faciliter la coordination des services de protection de l’enfance et l’échange de renseignements entre les services prescrits par la Province et ceux qui sont fournis aux personnes autochtones en vertu des lois de protection de l’enfance des Premières Nations et des Métis.
Ces modifications donnent suite aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada visant la réduction du nombre d’enfants pris en charge et attestent le droit des gouvernements autochtones de créer et de gérer leurs propres offices de protection de l’enfance, souligne la ministre Fontaine. Ces ententes cadrent également avec les normes nationales qui prévoient des priorités de placement pour les enfants autochtones et leur famille.
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